FRANCOSONIC : un voyage de contrastes son et lumière pour une jeune compositrice française

Le 18 octobre prochain au Midtown Arts Theatre Center Houston, l’ensemble de musique classique moderne Musiqa présentera Francosonic, une soirée consacrée aux compositeurs français contemporains.

A cette occasion, sera présentée en première mondiale "Repercussions", la nouvelle œuvre de la prometteuse Raphaèle Biston, qui a été commissionnée par MUSIQA grâce au soutien de la FACE Foundation, en partenariat avec les services culturels de l’ambassade de France aux États-Unis. Les autres compositeurs au programme sont Betsy Jolas, une des grandes dames de la musique classique française, Guillaume Connesson, compositeur de l’année aux Victoires de la musique classique 2019, ainsi que Marc-André Dalbavie et Luis Naón.

Dirigée par quatre compositeurs de Houston, la mission de Musiqa est d’enrichir et d’inspirer la communauté par le biais de programmes intégrant la musique contemporaine à d’autres formes d’art moderne. Pour ce concert, Musiqa a invité Olivier Modr, artiste français, photographe et plasticien vivant à Houston, à accompagner le "Palimpseste de Marc-André Dalbavie par "Encoded", une œuvre de projections lumineuses qui s’animent avec la musique.

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A un mois du concert, nous avons échangé avec Raphaèle Biston, qui fera le voyage à Houston pour l’occasion.

Bonjour Raphaèle, pouvez-vous nous p
arler de votre style de musique ?

Ma musique est très rythmée et j’utilise très souvent les instruments de manière non traditionnelle afin de créer de nouveaux timbres et univers sonores. Dans ma nouvelle pièce "Repercussions", tous les instruments (flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano, violon et violoncelle) sont d’abord utilisés comme des instruments de percussion, avec des sons brefs, voilés, transformés, furtifs. Le rythme initial, vif et chaotique, évoque un état d’alerte.

Quelle a été votre inspiration dans la composition de ce nouveau morceau ?

Dans ma pièce "Repercussions", la musique évoque successivement un état d’effervescence et de bouillonnement, puis une intériorité paisible, traversée de mouvements de fond, de balancements, pour enfin prendre un caractère plus léger et joueur. Les timbres instrumentaux sont travaillés comme des touches de couleur, utilisant une vaste palette de bruits comme de sons, afin de les mélanger les uns aux autres dans un jeu de cache-cache sonore : voilées, déformées, les sonorités des différents instruments tendent à se confondre. »

Est-ce la première fois que votre musique sera présentée aux États-Unis ?

« Des musiques que j’ai écrites ont déjà été jouées à Los Angeles, à New York et à Oberlin, mais ce sera la première fois que j’aurai l’occasion de venir travailler avec des musiciens américains. Je pense qu’à l’heure actuelle, les idées artistiques circulent de façon très internationale, mais chaque pays garde pourtant une culture propre, y compris dans le domaine de la création contemporaine. C’est pourquoi il est très intéressant de pouvoir voyager et partager ses idées, sa sensibilité, et d’être à l’écoute d’influences nouvelles. »

Comment appréhendez-vous la première de cette nouvelle œuvre ?

« Chaque création est pour moi une fête, le moment où une musique longuement rêvée, travaillée, modelée, écrite, acquiert enfin une existence sonore perceptible. Dans le cas d’une musique comme la mienne, qui utilise de nombreuses façons non standard de jouer des instruments, les répétitions qui précèdent la première sont aussi l’occasion d’ajuster, de travailler de nombreux détails, de préciser aux musiciens l’intention derrière le geste demandé. C’est une phase très importante du travail, et je suis donc très heureuse de pouvoir y assister. »

Pour plus d’informations sur le concert : www.musiqahouston.org/francosonic

Dernière modification : 23/09/2019

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